Vendredi 6 juillet 2007

Samedi 23 Juin 2007; 6h30 du matin: le frein n’arrête pas de cracher, le détecteur hurle à la mort…

Retour 10 heures auparavant…: J’arrive sur les berges de ce lac qui m’a hébergé ces derniers week-end, et suis obligé de constater assez vite qu’on sera aussi nombreux ce week end que j’étais seul ceux d’avant.

Je gonfle le bateau, charge et me dirige vers la première équipe en place, qui se trouve être un savoyard que je connaît bien…

Après toutes les réjouissances qu’il m’annonce, je continue mon trajet et passe devant une batterie, deux batteries, trois batteries, quatre batteries, cinq batteries…

Je suis au milieu du lac, à moitié perdu et désespéré. Que faire? Ou aller? Ou se poser ? Les principaux postes sont tous exploités…

Il me reste 3 choix :

-Changer de lac, ce qui me parait tendu vu que le soleil est déjà passé du côté obscur…

-Rentrer la queue entre les jambes à la maison

-Aller au fond du lac, vers les marécages

Dans un éclair de génie, je me souviens un moment de repérage ou j’avais carrément bloqué sur un poste du fond du lac.

Le genre de poste ou il fait bon être seul et avoir sommeil… 3 m de long 50 cm de large, une pente digne d’une noire de Tignes et des arbres plongeant qui grattent la tête dès qu‘on se lève…

Dans une situation « normale » j’aurais pas réfléchi et aurait été me poser sur ce poste, mais il faut avouer que ce printemps pluvieux cumulé aux gros nuages qui s’accumulent dans le ciel me font réfléchir…

Il faut bien comprendre qu’il est IMPOSSIBLE de poser ne serait-ce qu’un petit abris sur ce poste, si la pluie devait arriver, je serais condamné à prier…

 

Les marécages...

Vendredi 22 Juin 2007 ; 22 heures : Je regagne mon bed-chair, toutes mes affaires sont concentré sous ce dernier par manque de place, et il tient debout grâce a un équilibre miraculeux sur deux cailloux, mes 3 paires de godasses sont mouillées car la pente est trop forte, mes yeux sont rivés sur le ciel et mon esprit implore le divin éternel…

Les grenouilles de ce lac qui se finit en un boueux marécage s’en donnent à cœur joie, les moustiques ont armés leur viseur et je croit être leur cible à 1 kilomètre à la ronde… Mais peut importe, finalement peut-être qu’ici je cernerait un peu mieux ce lac…

C’est la première année que je me lance sur ce plan d’eau que beaucoup de gens de gars évaluaient comme hard et que je trouve finalement pas si difficile… Je touche 1 poisson/ 24 heures de moyenne et suis assez surpris de voir le nombre de pêcheurs qui « tôlent » ici… Non pas que je me considère comme un bon pêcheur, mais je trouve la pêche très simple… les spots sont évidents !

 

Samedi 23 Juin 2007 ; 10h30 : Le pêcheur le plus prêt me rends visite… Sa première parole a été : Wow c’est un poste de warrior ici !

Les nouvelles ne sont pas si bonnes de l’autre côté du lac, les freins n’ont pas fumés et les détecteurs n’ont pas hurlés a la mort sur 4 des 5 batteries… Mon visiteurs à sauvé leurs honneurs en épuisettant deux petites carpes.

Samedi 23 Juin 2007; 11h30: Je relâche la carpe et je suis convaincu qu’il s’agit de la même que j’avais relâché 5 jours auparavant… La dernière de la dernière session ,de l’autre côté du lac. Exactement au même poids : 14,5 kilos.

 

Samedi 23 juin 2007 : 14,5 Kilos 

Lundi 18 Juin 2007 : 14,5 Kilos

Mercredi 27 Juin 2007: En plein boulot : Je suis en train de réaliser ce qui vient de m’arriver… Je venais de racheter deux moulinets et leur premier poisson se révèle être la même carpe à 5 jours d’intervalle, sur deux postes différent d’un lac d’une bonne centaine d’hectares !

Par Metheyvince - Publié dans : Sessions
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Jeudi 21 juin 2007

   Ça pourrait paraître prétentieux de dire qu’en Juin, je peux déjà prétendre vous conter ce qui risque d’être « LE » fish de 2007, alors que mes vacances ne sont même pas arrivées, que l’automne et l’été n’ont même pas encore commencé, mais si vous lisez les quelques lignes qui suivront vous comprendrez ce qui me pousse a mettre a mal toute les réserves que je pourrais avoir, a sous-estimertoute les futures prises que je pourrais prendre.

Alors l’instant qui restera sûrement gravée pendant très longtemps dans ma petite vie se passe début mai, à une heure ou tout les chats sont gris, dans une « arène » ou les gardes sont tellement coopérants qu’ils n’hésitent chaque nuit a passer des heures complètes a « nous » chercher pour nous souhaiter une bonne nuit…

3 Bips, Voila à quoi ce qui résume la manière dont elle m’a dit bonjour… Généralement après les quelques bips, il s’en suit un combat monotone, entre une ligne bien trop grosse et une canne bien trop puissante pour le poisson convoité… Mais la pour une fois, je doit avouer que j’étais bien désorienté, voir même malmené ou « borriodé » comme on dit par chez moi… Une idée a envie a envahie mes pensées, ne pas la tanker…

Je me suis aperçu d’une chose, les carpes qui se battent le plus ne sont pas les plus grosses… Les carpes très nerveuses, sont les petites. Combien pensent avoir battus le record du monde alors qu’il s’agissait d’un poisson banal qui s’est décroché!

Après de multiples changements de directions pour essayer de rejoindre les différents obstacles présents, le poisson s’avoua vaincu.. Enfin! Je glisse l’épuisette sur la berge, je prépare mes maigres muscles pour me préparer à emmener le monstre sur le tapis.

 

Et la, alors que mes 30 ans de préparation en salle de muscu spécialement effectués pour cet instant, auraient enfin pu servir, je sui plus qu’indigné par le poids du poisson : « c’est minusculeeeeeee »

Je soulève le poisson d’une main avec une aisance déconcertante et le pose sur le tapis.

Et la je suis sûr que tout les lecteurs commencent a se poser des questions… Je prétends parler DU poisson de l’année en vous narrant la prise d’un pin’s qui a juste combattu 10 secondes de plus que ses copines… Vous devez vous dire que finalement; je suis irrécupérable…

Donc, je fini mon histoire, alors que j’allais la décrocher, je pose la main sur le corps de la carpe…

NON DE DIEU DE NON DE DIEU !

J’enlève ma main et la repose pour voir si je suis pas en train de rêver éveillé

NON DE DIEU DE NON DE DIEU !

A ce moment précis je me pince le cul, je m’éclabousse le visage d’eau, et je rapproche ma main du poisson, j’éclaire ma prise…

NON DE DIEU DE NON DE DIEU !

Je crois qu’a ce moment précis, j’ai commencé a comprendre que ce n’était pas qu’un vulgaire nouveau rêve d’enfin mettre a l’épuisette une commune sur ce lac, j’ai enfin compris qu’elle gisait sur mon tapis de réception, que je rentrais dans le cercle très fermé de ceux qui ont fait passé leurs rêves en réalité et dieu sait qu’on est pas nombreux !

Car prendre une commune sur ce lac, c’est un peu comme un rêve, car la densité d’écaillées doit bien avoisiner l’énorme rapport 1/300 peut être et que prendre rien que 100 carpes sur ce lac n’est pas si facile que ça…

Ca va vous paraître prétentieux, mais je suis presque convaincu qu’il s’agit d’un des lacs (si ce n’est LE lac) ou il est le plus dur de prendre une commune en France…

Alors cette prise reflète quand même bien l’énorme coup de chance que j’ai eu cette nuit la!

Cette  carpe n'est pas très belle (grosse tête, légèrement abîmée), elle n'est pas grosse(6,5 kilos), elle ressemble a des milliers de carpes francaises et pourtant elle vaut son pesant d'or... 

La première chose que j’ai fait au petit matin quand je me suis réveillé c’est de vérifier si il y avait bien un sac dans l’eau et ce qu’il y avait dedans…

 

Alors vous cernez mieux pourquoi je peut prétendre avoir déjà pris « LE » poisson de l’année?

Mon lingot d'or...

Par Metheyvince - Publié dans : Sessions
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Mercredi 13 juin 2007

Plus le temps passe, et plus le comportement carpiste m’étonne… Il faut dire qu’on recherche tous plus ou moins la même chose, un coin tranquille, pleins de gros poissons, très intéressant techniquement et surtout où le paysage illumine toute les heures passées au bord de l’eau.

Et des lacs qui répondent correctement à tout ces critères, il y en a vraiment pas mal pour celui qui se donne la peine de les chercher. On pourrait alors penser, en toute logique que toute la populasse carpiste se dissémine équitablement sur toute la richesse halieutique de notre chère France…

La réalité est toute autre. Si je prends par exemple le nord de la région Rhône-alpes, que je peut prétendre commencer à légèrement connaître, j’ai remarqué une chose. Les coins de pêche se divisent en 3 catégories:

-Les coins sur pêchés avec poissons surdensitaires qui représentent 50 % des plans d’eau et 1 % de la superficie disponible

-Les coins jolis, techniques, ou on peut légitimement prétendre à de belles pêche en se donnant la peine de chercher le poissons, la pêche y est difficile mais pas impossible. Ils représentent 40% des plans d’eau et 10% de la superficie.

-Les coins pour kamikaze, ou on compte plus d’hectares que de carpes, voire même plus de gardes que de carpes, ou les poissons sont constamment en mouvement, ou vouloir comprendre quelque chose ne se finit qu’en migraine… Ils représentent 10% des plans d’eaux et 90% de la superficie…

On peut presque généraliser en disant que les petits lacs et étangs sont ennuyeux a mourir que les grands lacs sont autant intéressant que difficiles (à 1 ou 2 exceptions près…) et qu’il y a pas mal de lacs entre les deux.

Mais, si on jette un rapide coup d’œil a la pression de pêche qu’il subissent on ne peut qu’être étonné :

-Les petits lacs sont constamment surpéchés; accès faciles, carpes nombreuses, affamées et abîmées…

-Les grands lacs sont abandonnés, trop difficiles, trop aléatoires, trop imprévisibles… C’est sur qu’au bout de 20 nuits caché dans une roselière pour 2 brèmes au lac d’Annecy, on finit par désespérer (ce n’est qu’un petit clin d’œil).

-Les lacs intermédiaires, qui ont des destins souvent totalement opposés, soit ils sont surpêchés jours et nuits dans un bordel organisé qui mérite le détour, soit ils sont (pour l’énorme majorité) totalement délaissés et oubliés.

C’est pour ces derniers que j’ai crée cet article. Car je suis toujours épaté de voir ces lacs, avec le cadre qu’ils offrent, le cheptel qu’il renferment, la tranquillité qu’ils apportent… complètement à l’abandon!

Parlez de ces endroits aux locaux, ils les connaissent tous, mais ne les pêchent jamais… Etonnant non ? Je ne sais si c’est pareil ailleurs mais ça ne m’étonnerait pas.

 

Au final , et ça peut vous paraître égoïste, j’ai tout ces lacs pour moi, et je m’en plains pas…

C'est pas joli ? La moyenne y est très correcte et les poissons en excellente santé...

Par Metheyvince - Publié dans : Coups de gueule
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Vendredi 1 juin 2007

Quand j’y repense, j’aime bien mes débuts en matière de pêche. L’époque ou j’étais un jeune con irresponsable qui pensait emmerder le monde entier…

L’époque ou le mot « truite arc en ciel » faisait doubler le nombre de boutons d’acnés qui fleurissaient sur mon visage… L’époque ou je ne comprenais pas que j’étais l’élément nuisible qu’on avait presque affiché sur la liste du grand banditisme, ou le fait de me faire chopper en pêche de nuit, une semaine après m’être fait choppé en bateau (c’était interdit) ne m’empêchais pas de me repointer la semaine d’après, un visage radieux et une incompréhension toujours naissante de l’agressivité permanente du bureau et des gardes à mon égard…

Bon, je caricature et amplifie c’est vrai… N’empêche qu’a une époque j’avais quand même le toupet de vivre ma passion à toute les heures et par tout les moyens tout en me permettant de toujours bien exprimer ce que je pensais à tout ceux qui voulaient l’entendre (et à ceux qui voulaient pas l’entendre aussi, mais ça à jamais rien changé). Plus j’y repense et plus je me rend compte du culot que j’avais, comme si un esclave aurait voulu refaire le monde au moyen-âge.

Les années ont passées, ils m’ont eu a l’usure, désormais je leur ai laissé leur truitasses de bassine, je leur ai rendu leur paix aux réunions du bureau et j’ai cessé de prêcher la mauvaise parole sur les berges, la brebis galeuse est partie et ne reviendra peut-être jamais….

Mais 4 ans après que-ce que ça fait du bien d’y repenser, d’en reparler avec mes amis, la nostalgie du super lac qu’on avait et de ce qu’il est malheureusement devenu…

Si je ne devait garder qu’un période ça serait assurément l’automne 2000. Pourquoi? Je ne sait pas… C’est très certainement ma plus mauvaise période, et c’est peut-être pour ça que, plus de 6 ans après, j’y repense toujours avec une pensée moqueuse et sympathique a la fois.

C’est très souvent que j’en reparle avec un de mes collègue de pêche, les nuits a l’arrache, à dormir par terre en plein hivers dans mon sac de couchage + 25°c , les capots monstrueux, les déluges de flottes assis toute la nuit sur un banc, les carpistes qui venaient en pleine nuit et qui se faisaient passer pour des gardes…

Pendant cette période j’avais fait 9 nuits capots en fraude de suite… C’est énorme et à la fois compréhensible, quand on voyait comment j’orientais mes techniques de pêche et la précision que j’avais dans le lancer des lignes…

 

Mon collègue qui venait de temps en temps avec moi, aura plus de chance, en épuisettant une jolie petite miroir de 8,5 Kilos, en plein milieu d’une nuit glaciale sous une pluie battante au mois de novembre, ou habillé comme des bonhommes michelins on avait a peu près aussi chaud qu’un jamaïcain au fond de la Sibérie…

 

Il avait fait bcp mieux que moi, en bcp moins de temps...

 

 

Malgré tout ces capots et toutes ces déconvenues, je me suis entêté (j’étais déjà têtu à l’époque) et j’ai reprogrammé une énième nuit sur « mon » petit lac. Et j’en aurais reprogrammé encore beaucoup si jamais elle ne devait pas être fructueuse. Je n’étais plus à une nuit près…

 

Et c’est la que le problème intervient, car, dans un moment de grand désespoir, après quasiment 24 heures de pêche que seuls les rêves de la nuit bien trop calme ont comblé, l’irréalisable et surtout l’impensable s’est produit. J’ai saisi la canne fermement, car ce genre de chose c’est comme le vélo, on peut passer 10 ans de sa vie sans le pratiquer, on saura toujours le faire…

Honnêtement, l’instant était parfait, le généreux soleil accentuait le bonheur intérieur qui vibrait au fond de moi.

La carpe était minuscule, mais ça m’étais vraiment égal, le poids ne comptait pas car ça faisait bien trop de temps que je l’attendais ! Cette petite miroir est rentrée sans grande difficulté dans mon épuisette…

C’est la que le fameux « problème » est arrivé car la carpe s’est décrochée dans l’épuisette. Je me suis jetée sur l’épuisette pour la levée et le poisson a été soulevé par une des branche de la louche, et elle est retombée… du mauvais côté !

 

Mon entêtement, mêlé à mon désespoir a bien vite programmé une nouvelle nuit qui sera l’apogée d’un automne pathétique… Je vous raconterait peut-être un de ces jour ce qu’a été cette nuit qui restera gravée à jamais dans ma mémoire comme peut-être le jour ou j’aurais du rester au lit, ou j’aurais vraiment mieux fait d’être malade…

Par Metheyvince - Publié dans : Coups de gueule
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Vendredi 25 mai 2007

Sans être un pêcheur extrême, sans être un gars qui a passé sa vie au bord de l’eau, sans être une personne qui avait un canne dans le berceau … j’ai quand même bourlingué quelques 350 nuits sous les étoiles avec les cannes dressées vers mes rêves et une bonne centaine de pêche de journée.

Si je devais faire un petit bilan, je dirais qu’il me reste encore beaucoup a découvrir, que chaque fois que je pose un plombs je devrais me rendre compte de tout ce que je ne verrais jamais, de tout ce que je ne découvrirais jamais, un peu comme un insecte qui vit dans un talus et qui ne doit pas se douter qu’il existe des milliers d’autres talus à la fois semblables et tellement différents… Une fourmi dans la fourmilière, qui fourmille d’envie dès qu’il parle de pêche, qui a une passion qui est reine qui lui permet de s’envoler vers ses rêves, les cannes toujours pointées vers le ciel…

Seulement si je pousse un peu plus loin le raisonnement, cette passion destructrice à forcément des vices… Car il est utopique de croire que ceux qui vivent pleinement leurs passions ne font pas de concessions, il est impensable de croire qu’une personne pêche 1500 heures par an et, vive une vie « sociale » des plus épanouies … Si je met entre guillemet ce mot, c’est que comme dans toute les activités des relations vont se créer, mais toutes autour du même sujet, ce qui n’est a première vue pas si dramatique. Mais petit à petit, celui qui va passer tout ses week end, toutes ses vacances , tout ses RTT avec sa batterie va forcément perdre contact avec le milieu extérieur à la pêche… C’est mathématique !

Vous me direz, le fan de foot à ses potes footeux… Le marathoniens restent souvent entre eux… Mais la différence entre ces passions c’est qu’un match de foot dure 1h30, qu’un marathon dure 4 heures alors qu’une partie de pêche peut durer une semaine, parfois plus…

Les magazines, les blogs, les forums, ont tendance à tirer les pêcheurs vers le haut: toujours plus de gros et du plus gros… Seulement, il est impossible ou presque d’égaler les résultats des full-time en passant un week end tout les 2 mois au bord de l’eau… C’est logique et mathématique! Dès lors on assiste bien souvent a une spirale infernale: plus on va a la pêche et plus on a de chance de prendre « gros » , plus on pêche et plus on fait connaissance avec des pêcheurs et ces deux éléments combinés nous entraînent finalement forcément … à la pêche.

 

Tout le problème se trouve la, je suis comme tout ses « pseudos-drogués » de pêche qui passent plus de 1000 heures par an sur les berges… J’ai depuis longtemps orienté tout mon temps libre sur ma passion, et si pour une raison quelconque je devais la stopper, j’avoue que je serait vraiment désorienté… Mon carnet d’adresse est formé de pêcheurs, mon album photo n’a qu’un titre :« Pêche », mon emploi du temps n’est calé qu’en fonction d’une chose…

La mentalité carpiste de nos jours a tendance a idolâtrer ces no-lifes de la pêche sans oser prendre du recul et analyser la situation. Que dire d’un mec qui bosse 4 mois de l’année pour devenir tout le reste du temps un S.B.F (Sans Biwy Fixe), qui enquille les thons à une vitesse folle. Une partie des gens ne penserait pas que ce pêcheur vit une vie extraordinaire ? Combien réalisent la détresse solitaire de ce gars ? Combien imaginent les sessions de 15jours à bouffer des boites premiers prix, seul, caché dans un buisson ? Combien imaginent les concessions qu’il fait et à quel nom ? Combien réfléchissent à sa vie sociale, sa vie familiale, sa vie professionnelle, sa vie sentimentale ?

 

Un soir de plus au bord de l'eau...

 

Il ne faut pas le nier, des gars comme ça étaient les exemples de ma génération (ceux qui ont attaqué la pêche à la fin des années 90), et presque 10 années après le modèle est toujours le même, seul la tête sur les photos ont changées…

Bon, je vous laisse je vais a la pêche , j’ai rien prévu d’autre ce week-end…

Par Metheyvince - Publié dans : Coups de gueule
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