Personne n’est parfait, et surtout pas moi! Je vous dit ça car je passe généralement mon temps a critiquer, à critiquer, à critiquer, et encore à critiquer… Et quand je ne critique pas, généralement je juge de manière négative tout ce qui me met hors de moi (je critique quoi…).
Mais à force de critiquer, il faut bien à un moment regarder derrière soit, car tout le monde à ses points faibles, tout le monde a commis des erreurs un jour ou l’autre. Et les accepter, c’est déjà pas mal ! Celui qui les accepte, et s’en sert pour ne pas recommencer, qui à su tirer la leçon de ses erreurs passées passés, (aussi honteuses soient-elles) n’en ressortira que grandi. C’est bien connu, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas. Je n’ai aucunes prétentions, je ne cherches pas de pardon, ce que je vais vous raconter n’est pas élogieux, j’en suis conscient mais de le reconnaître et de vous en parler me libère un peu!
L’histoire commence, un beau jour de printemps, au travers d’un coup de fils avec un amis. Une discussion improvisée, une pêche vite programmée sur un lieu des plus banal… Vers une digue, près d’une plages avec peu d’eau et d’herbiers. Une soudaine illumination pour un poste, le rendez vous est fixé en pleine nuit pour arriver a l’aube ( le temps de boucler les nombreux km qui nous séparent du lac).
En arrivant là-bas, vers les 04h30 du mat’, alors qu’il fait a peine nuit, la confiance règne, comme souvent (optimiste au moment de lancer les cannes, déçu quand il faut plier…). On lança alors les cannes, le temps passa, et le milieu de matinée est arrivé. C’est alors que dans le port, il y a eu beaucoup d’animation, des gens en uniformes, des gens en colère… Ni une ni deux, pour briser la monotonie de cette pêche, je vais voir les raisons de cet excitation.
Et la, je suis stupéfait, cette nuit précédente, il s’est volé plus de 15 gros moteurs thermiques dans le port, le voleur a débroussaillé des roselières pour passer dans l’eau, il a déchiré les bâches des barques et a tout charger sur un bateau de plaisance, avant de se barrer à bord de se dernier. Et le gardien du port me prends immédiatement a partie : « lui, le pêcheur est arrivé a 04h du mat’ et il peut justifier le calme qui régnait et justifier que ce n’est pas dans ce laps de temps (qui lui donnait un alibi) que le vol c’est fait! »
Et tout les regard de quelques propriétaires de ce tourner vers moi, seul, qui bredouille un « mouaieuuuuhh » tellement surpris de cette histoire et de la tournure qu’elle a pris.
En 3 secondes chrono, je suis retourné au poste, ou j’en discute avec mon pote, qui file direct voir ce qui se passe.
Il se passe bien un bon moment de discussion (surtout mon collègue) et les cannes restent désespérément muettes.
C’est alors que, d’une idée confuse, on part tout les deux voir les trous dans les bâches des bateaux.
Et la stupéfaction ! Alors qu’on était à fond sur le vol de moteurs… Car c’est vrai que ce genre d’histoire ça arrive pas tout le temps… On aperçoit un groupe de 3 énormes carpes qui se balade entre les pontons du port, au milieu d’un chahut abominable et qui bouffent entre les herbiers…
On croyait rêver, déjà que le scénario de cette histoire était palpitant, mais alors la, voir ces 3 put*** de grosses miroirs (facile 20 kilos de moyenne), ça devenait irréaliste. On a fait comme tout les gosses auraient fait, on a vidé l’appareil photo numérique et on les a suivit comme des gosses suivent les zèbres dans un zoo!
Et avançant sur le ponton de voir une nouvelle miroir qu’ont fait fuir entre des bateaux!
En 1 heure sur le ponton (nos cannes n’existaient plus pour nous, comme leurs moteurs) on a vu une bonne 30ènes de carpes en ballade…
Les carpes balladeuses qui m'ont tenu en échec !
Ce qui est bien avec cet amis, c’est qu’on a souvent les pensées qui convergent dans le même sens.. On à presque pas eu besoin de se parler pour aller chercher nos cannes et pêcher sur le ponton!
Autant vous le dire de suite, j’ai multiplié les approches sur ces carpes baladeuses, j’ai testé toute les esches possible et plusieurs montages et je n’ai rien pris de la journée ! Pourtant je peut vous affirmer que j’étais « a fond ». 80% des carpes passaient sur mon esche sans même s’en soucier. Et les quelques qui y jetaient un coup d’œil, relevaient la tête aussi vite. Pourquoi ? Pourquoi ? Grande question…
J’ai tout de même réussit a faire mordre un poisson, mais pour cela j’ai du ruser, hameçon de 16, 1 grain de maïs doux et fil de 20 centièmes sur 15 mètres.
Les carpes se sont littéralement jetées dessus, le problème c’est que j’ai pris un grosse casse aussi vite, et que je ne suis pas du genre a laisser toute ma pochette d’hameçons de 16 dans la bouches de carpes…
La journée c’est fini et le score était sans appel, j’étais K.O : Carpes 1-0 Vincent
Et qu’y a-t-il d’honteux dans ce que viens d’écrire ? Non ce n’est pas d’avoir laissé les agents de sécurité pour me scotcher aux poissons toute la journée, en les laissant régler leurs problème de responsabilité.
J’ai compris un peu plus tard qu’en fait, c’est un zone de frayère, et qu’on pêchait dessus. Le poisson venait la juste pour ça. On est tombé sur les premier arrivages de poissons, qui n’étaient pas encore collé à se débattre entre eux.
Au début, je l’ai supposé mais j’y suis quand même retourné pour y pêcher (un autre joli capot d’ailleurs), en mettant au feu mes préjugés.
Et puis un jour j’en ai été sûr (ça a pas été long d’ailleurs) et je me suis regardé en face et je me suis promis de ne plus jamais le refaire ! Je m’en veut encore aujourd’hui , j’ai vraiment été minable, autant pour ne pas avoir regardé la vérité en face que (et surtout) pour y avoir repêché en oubliant toute les valeurs morales que j’ai!
Depuis je retourne très souvent sur ce poste au printemps, et j’attrape plein de carpes… avec mon appareil photo !