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Je vous préviens tout de suite : j’attends impatiemment de voir les postes retenus et surtout les résultats de cette « compétition ».
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Je dis ça car j’ai du mal à comprendre pourquoi on choisit un lieu comme ça pour ce genre de manifestation. Surtout la finale des championnats de France, encore un petit enduro
sans prétention j’aurais pu comprendre. Mais la ils vont quand même déterminer le meilleur carpiste Français (Ben oui au championnat de France de cyclisme on détermine le meilleur cycliste
Français, c’est pareil dans la pêche…)
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Pour comprendre mes interrogations sur la légitimité de mettre un site comme Coiselet pour organiser une telle manifestation; laissez moi vous décrire le lac et ses multiples
visages…
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Le lac fait 300 Ha, il est composé :
- De zones d’arrivées de 2 rivières a gros débit : l’Ain et la Bienne
- De 2 îles (oui oui 2 j’ai bien dit !)
- De zones de souches et des zones encombrées
- De zones en pente très douces et d’autres à cassures très brutes
- De certains secteurs avec de la salade à nourrir la planète entière et d’autres sans la moindre herbe sur des Hectares et des hectares…
- D’une zone de barrage avec éboulis et compagnie…
- D’arrivées d’eau sous marines
- D’une cassure qui fait de 20cm à + de 20 mètres selon ou vous pêchez
- D’anciennes routes immergées
- De zones à roselières et frayères
- De 2 lits de rivières qui se rejoignent
- De zones à coquillages
- De zones à hauts fonds
- De zones à cassures décomposées en paliers à certains endroits
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Et c’est la grosse nullité qu’organiser ce genre de compétitions sur ce genre d’endroit, tellement la pêche et les conditions sont différentes selon les endroits…
Comment déterminer qu’un mec est meilleur qu’un autre alors que le premier pêche une cassure avec un éboulis et le deuxième une souche et le lit de la rivière…
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Il faut comprendre que les poissons de ce genre de lac sont très voyageur et pas en grosse surdensitée, ils se déplacent en bancs… Si les bancs sont concentrés sur une zone du lac,
c’est mort pour ceux qui ne sont pas à cet endroit… Et pourtant, si ils avaient le même poste, ils en auraient peut-être pris plus…
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J’espère que certains organisateurs viendront lire ces lignes et qu’ils décideront de ne retenir que la ligne droite côtés jura pour placer tout les concurrents, car c’est sur cet
endroit qu’on peut placer pas mal d’équipes dans des conditions les plus homogènes et équitables.
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J’espère aussi qu’ils autoriseront le bateau, l’écho et compagnie. Je suis déjà en train d’imaginer les postes pouvant être retenus et le fait que ce soit sans
bateau…
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Ils est largement possible de prendre du poisson sans bateau (je l’ai fait), mais les résultats seront dérisoires comparé à ceux espérés avec le bateau. Et ceux qui connaissent le
lac, savent de quoi je parle.
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Je pense que les organisateurs ont jamais pêchés coiselet autrement ils l’aurait pas fait sur ce lac…
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En tout cas, ça va dynamiser un lac qui était des plus méconnu, toujours dans l’ombre de son grand frère Vouglans… Et je ne sait pas trop quoi en penser, car on était tranquille la bas ces dernières années! Les énormes brochets, les truites lacustres et les féras obligeaient les gardes a en éloigner les pêcheurs de carpe de façon musclé et déterminé. De plus ce lac n’a jamais produit de spécimens à ma connaissance, des ragots il y a, comme partout, mais des photos… ce lac n’a donc jamais attirés les spécimens hunter, qui filaient tous à Vouglans.
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La population est correcte mais loin d’être excessive, surtout des communes typiques de rivière qui sont descendues de l’Ain ou de la Bienne qui se jettent dans le lac. De très très jolies miroirs (surement lachées ?) habitent aussi le lac.
Une jolie carpe de 9,5 Kg, prise en août 2004
Ce serait vous mentir qu’il ne c’est jamais pris une carpe de plus de quinze kilos c’est sur, car certaines communes pas vilaines nagent la bas… Mais de la à faire de Coiselet un
lac à spécimen et grosse moyenne.
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Je risque de perdre la tranquillité que j’avais à traquer les petites communes la bas, mais je risque de rencontrer de nouveaux pêcheurs et p-e de me faire de nouveaux amis, qui connaîtront le lac grâce à cette finale…
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Ils auraient pas pu faire leur enduro dans une bassine ? Le genre d’endroit homogène où le meilleur en amorçage, en appât, en montage, en technique gagnerait la compète.
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Non parce qu’à Coiselet le podium se jouera sûrement au tirage des postes…
Bon ok le titre est nul, mais bon j’avais pas d’idée… Pi j’imagine déjà tout de suite ceux que notre ami google va rameuter ici, qui vont croire trouver THE technique pour le salag’, tout ceux qui imaginent déjà trouver THE photo du bloc du salag’ voir tout ceux qui croient qu’ils vont trouver THE bouillette qui leur fera déchaîner les communes folles tout au long de la nuit… Les pauvres, vont vite refermer cette page je pense, d’un coté jm’en fou ça me fera un lecteur de plus, moi qui dis toujours que la quantité attire le lecteur et seule la qualité le retiens, je me mord la queue, une fois de plus…. Pi vous avez pas un vieux jeu de mot vaseux en titre ce coup-ci en plus…
Finalement je l’aime bien ce put*** de lac ! J’y ai jamais pris grand-chose, c’est peut-être ça qui me plait. Quoique,avec ce raisonnement il devrait y avoir pleins de lacs que
j’aime bien…
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Quand j’y repense, début décembre, un vent de « ouf », comme jamais il n’y en a chez moi, jour et nuit, j’en avais les oreilles qui ronronnaient pendant plusieurs jours
quand je suis rentré… Par chez moi, le déplacement de masses d’air (le vent quoi…) à lieu quasi uniquement le jour, il ne vente (ça se dit au moins?) presque jamais la nuit. Pourquoi? les micros
climats liés à chaque massif montagneux et aux vallées qui sont encastrées à l’intérieur serait l’explication ? Les couches d’air froides, une fois qu’elles ont glissées au fond de la vallées ne
bougent plus car plus lourde que l’air chaud ? Moué ça me semble un peu farfelu… N’empêche que tout les lacs du sud, de plaine et d’ailleurs ont des phases ventées super relou ou on à pas qu’a
attendre le soir pour aller tendre pépère… Sûrement que le déplacement des masses d’air est beaucoup moins dépendant des macros climats et qu’on suit les tendances générales, car rien ne viens
« casser » le relief monotone.
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Enfin c’est galère les lacs du sud, ça vente tout le temps, ça vente fort, ça vente dans tout les sens…
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En même temps si je détestait le vent je serais pas allé au salag.
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Je suis en train d’imaginer tout en tapant sur mon clavier, tout ces mecs qui derrière leurs écrans sont en train de se dire qu’ils en ont rien à foutre de mes déplacement de
masses d’air… Non mais c’est vachement important quoi
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Bon bon ok, je vous le dis tout de suite j’ai rien pris au salag’, enfin si , j’ai pris du vent dans la tronche (ok j’arrête de parler du vent). N’empêche qu’à un moment on voulait
fuir le vent, car bon, la température de l’eau est passée de 11°C à 8 °C en 2 jours… On a fait trois fois le tour du lac, en pensant bien trouver quelques baies calmes, pensant que le poisson
devait peut-être se réfugier sur ces secteurs… Ben au bout de trois tour du lac, on a fini par conclure que non, ça soufflait partout. Pas de baie à l’abri…
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La dominante générale était d’est à nord/est, dans ces conditions on se dit qu’en pêchant sous une colline d’exposition ouest - nord ouest on sera à l’abri. Et bien non, au Salagou
le vent soufflait aussi du sud à ces endroits… Voir d’ouest sur certains secteurs.
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Alors dans ces conditions de grande pêche, ou on développe des biscottos pour aller au JO d’aviron dès qu’on sort le zodiaque, la problématique deviens intéressante. Mon collègue
touche un poisson dans 1 mètre d’eau en plein vent, alors que la température de cette dernière baisse très vite et qu’il n’y a pas de poste abrités…
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On bouge? On bouge pas ? On va ou ? Pourquoi on irait la bas ? La carpe est la dernière du secteur qui va bientôt se barrer ou la première du nouveau troupeau qui va bientôt
arriver ?
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Pourquoi une carpe bouffe ici dans si peu d’eau alors que la température est en chute libre?
Pourquoi il y en aurait pas d’autres ?
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Les décisions sont quand même parfois assez complexes. On prends le risque de bouger, de tenter de rien prendre… On sait le poste et le rendement qu’on perds, on sait pas celui qu’on gagne…
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Une commune de 14,5 Kilos, prise en plein vent et en plein hivers au Salagou
C’est toujours facile dans les bouquins de parler de décisions gagnante, de bon changement de secteur. Mais en vrai, combien de fois on se plante ? Combien de fois on aurait mieux
fait de rester sur place, parce qu’on a pris une grosse taule sur le nouveau poste…
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Si je retourne au Salagou en décembre, je serais fort de cet enseignement, il y a du poisson à prendre en plein vent de face, peut-être pas bcp, mais je saurais aussi que certains
postes sont à éviter…
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Et puis vivement qu’il relâchent bcp bcp de carpes au salag, marre de faire capot quoi…
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J’ai lu sur ce site internet qu’il vont introduire des miroirs à fort potentiel de croissance pour
recréer la population originelle du lac. Je ne rentrerais pas dans le débat de la population actuelle du Salagou et de ce qu’elle doit devenir! Je n’ai pas pêché ou pris assez de carpes la bas
pour juger mais je comprends celui qui vient uniquement pour pêcher des communes naturelles du salag’ ou de celui qui ne cracherait pas contre une grasse miroir de temps en temps mais il y a
quelque chose qui me chagrine! On est obligé de nos jours, et ce malgré qu’on paye une fortune des cartes de pêche, de payer nos réempoissonnements ?
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Si il est prouvé que la population de miroir a vraiment décliné et qu’il est utile d’en lâcher, et-ce normal que nous devions le faire à nos propres frais? On ne paye pas une carte
de pêche pour permettre à une association de gérer l’équilibre du milieu naturel ?
Au final le Salagou ça reste des communes et beaucoup de vent? Novateur non ?
J’ai fait une bonne pause cet été, tout le monde l’a remarqué. 4 mois sans nouvelles, et j’ai faillis ne pas revenir.
En effet ce blog à connu une popularité que je n’aurais jamais imaginé. Je vais bientôt passer la barre des 50 000 pages lues… Et dire qu’au début j’imaginais difficilement des mecs intéressés par les conneries que je répands tout le temps… A la limite un adolescent débutant, qui à 3h du mat, tombait sur mes textes, puis les refermaient aussi vite.
Non je ne vais pas me venter de ce semblant de réussite, et heureusement… Non je n’espère pas non plus changer suite à cette pseudo gloriole qui me tends les bras. J’espère toujours rester le même, avec mes doutes et mes échecs , avec mes points de vues et mes coups de gueules.
Depuis le début de cette page personnelle, j’ai toujours été franc, je n’ai jamais rien déformé volontairement pour tromper les lecteurs. Parfois,j’ai fait des jeu de mots ou des amalgames indescriptibles, j’en suis conscient, mais c’était voulu et ça n’a jamais désinformé, puisque ceux qui ne savaient pas n’ont pas compris.
J’ai toujours mis les photos qui correspondent aux captures, avec les vraies histoires… Non je ne m’appelle pas Rory… J’ai toujours mis les photos du lac dont il était question dans l’article, elles ne sont certes pas explicite, mais c’est voulu.
Malgré ma plus grande prudence sur les photos, il est toujours facile de recouper les clichés, les informations, les postes, les époques, les histoires, j’ai pris ce risque et j’en suis conscient !
Alors un jour, je verrais sûrement des lecteur sur « mes» postes, je m’y attends. Et je ne pourrais en vouloir qu’a moi, d’avoir voulu communiquer… Comme je comprends les pêcheurs discrets qui m’en voudront d’avoir médiatisé leurs lacs, leurs rivières.
J’ai bien réfléchis, et ce n’est pas pour ça que je vais me mettre à flouer mes photos et les rendre affreuses, il y en a déjà bien assez sur le net.
Il ne faut pas se voiler la face, on est tous un peu curieux. Qui ne lirait pas le nom du lac, juste sous la photo… Qui ne le mettrais pas, consciemment ou pas, quelque part au fond de son cerveau ? Saint Cassien et Orient ne sont pas surpêchés par hasard !
Tout le monde communique sur ses eaux, plus ou moins intelligemment , plus ou moins facilement, plus ou moins amplement…
Réfléchissez bien, vous qui vous prenez pour des tombes, vous en parlez à votre famille ? A vos amis ? Vous balancez des photos sur le net ? Vous écrivez dans les mags ?
Le moyen est le même seule l’ampleur diffère…
Le problème (mon problème), c’est que je veux faire des articles sensés, je ne veut pas que ce blog soit une succession d’articles sans âmes.
Et je me dis que finalement, l’équation est vraiment pas simple. Il faut être honnête, pouvoir justifier sans attirer toute la faune carpiste!
Je sais d’avance que des gars vont décortiquer mes futures photos, et je leur précise même que le nom de chaque lac ou vous avez vu une photo de poisson sur ce blog a été écrit! Finalement je n’ai rien à cacher, si vous savez recouper, vous découvrirez tout !
Mais je garderais quand même une satisfaction qu’ils n’auront jamais, c’est celle d’avoir découvert beaucoup de ces postes! De ne pas le devoir à quelque un ! Je crois que ce plaisir dont-ils se privent vaudra beaucoup, beaucoup plus que tout les thons qu’ils vont monter grâce à leur sens du détail.
Au final, je garde une longueur d’avance, ils ne feront que me suivre…

Bon alors, c'est ou ?
Bon bon, c’est début janvier, l’heure de tirer des bilans, de prendre des bonnes résolutions. J’avais déjà écris quelques lignes sur 2007 ici, mais vous vous doutez bien que je vais en remettre une couche, vous redire encore une fois que je suis déçu, que je ne mérite finalement pas votre attention… Dire que j’ai reçu tant de soutien alors que mes résultats sont si maigres… Dire que je me permet certains coup de gueules alors que je suis tant critiquable, que certains prennent peut-être exemple sur moi, qui suis indéniablement l’opposé de l’exemple à suivre…
C’est tellement facile de se donner une image sur Internet, de faire passer un pauvre looser qui cumule les échecs et sa rancœur en un warrior surmotivé qui ne craint ni le vent, ni le froid, ni les capot… Vous en avez la preuve, car oui, je suis un humain comme les autres, avec ses démotivations, ses échecs, ses faiblesses, la seule différence me concernant est que j’ai vraiment l’impression de ne pas progresser, de ne pas assez tirer parti de mes échecs !
Si je n’ai presque jamais donné de conseil techniques sur ma page personnelle, c’est que je me suis toujours considéré comme d’un niveau insuffisant pour le faire, et je me rend compte que plus le temps passe, plus j’ai raison de ne jamais l’avoir fait, et dire que des mecs seraient peut-être prêt a écouter mes conseils…
Certes, je pourrais essayer de me satisfaire d’une ou deux pêches réussies par ci, par la … Mais non ! Je ne me voilerais pas la face. Une/deux pêches ne me satisferont pas pour une saison. Il faut parfois se regarder en face et s’avouer ses échecs…
Je pourrais aussi me dire que je pêche pas des secteurs très faciles, que je n’habite pas dans un point stratégique… Mais la seule chose que je me dit, c’est que certains ont réussit la ou j’ai échoué jusqu’à présent! Car si on prends ces 10 dernières années, je n’ai finalement pas prouvé grand-chose. Certains vont a la pêche pour voir les petits oiseaux, moi j’y vais aussi et surtout pour me prouver que je suis capable d’arriver à faire aussi bien que certains, mais force est de constater que ces derniers ont pris beaucoup plus que moi en beaucoup moins de temps…
Tout ça pour avouer mes résultats de 2007 : 65 nuits, 34 carpes, 9,2 kilos de moyenne…

L’an passé, j’avais de réel espoirs sur certains lacs à certaines période, et mon bilan est catastrophique, je me suis planté sur toute la ligne… Le pire c’est que je ne suis finalement pas sur de savoir pourquoi, et que je vais finir par envisager de refaire pareil juste pour me rassurer que ce n’était pas une erreur d’appréciation, je sens que ça va encore me coûter une saison. Il faut que je me recentre, que je tire partie de l’expérience de ses dernière années… Même si mes choix n’ont pas été judicieux, je me dis que ça ne pourra que me servir un jour ou l’autre. J’ai déjà bien bien réfléchi pour 2008. Et je pense de nouveaux m’acharner aux mêmes endroit, car je déteste m’avouer vaincu, pour moi la pire faiblesse n’est pas l’échec mais l’incapacité de dominer l’échec.
Certes je pourrais regarder en bas, voir le mec qui à tôle toute l’année en connaissant bien ces endroits, mais je ne suis pas comme ça : je préfère envier celui réussit que me vanter d’avoir fait mieux que celui qui à échoué…

Le soleil se couche sur 2007, je ferais tout pour que 2008 soit meilleur !
La nuit viens de tomber, la pluie ne cesse pas, blotti dans mon abri 3 étoiles, je commence de nouveau à méditer. Il faudrait sérieusement que j’envisage de pêcher au sec un jour…
Faut dire que ce soir la, il avait plus des seau d’eau, non plutôt des jerricanes, non plutôt des containers d’eau… oué enfin j’était complètement trempé quoi…
Un méchante flaque d’eau s’étalait devant l’abri. Mes pauvres godasses et le bas de mon pantalon sont déjà trempés à force de sauter dans un bateau qui s’est remplis d’eau. Chaque départ s’en suit une séance de rame intensive sous ce déluge à cause d’une batterie qui n’arrive presque plus à faire tourner l’hélice du moteur…
Mais pour une fois, les carpes sont la et elles ont faim.
Petit flash-back 40 heures plus tôt …
J’arrive au bord de ce grand lac Lyonnais ou je parlais ici. C’est ma première rencontre internet, avec Jojo, un carpiste rencontré sur un forum. Il m’a décidé à descendre de mes montagnes, m’a promis une session très intéressante sur un poste qu’il a déjà pêché avec un de ces amis.
Il m’avais maintes fois compté ce lac, son cheptel, ses herbes et ses racailles…
Mais la, on était devant… Il fallait en découdre.
Il pêchera la pleine eau, super méga hyper loin…. De mon coté, je m’étais installé sur sa gauche…
J’ai tenté de poser mes cannes à la nage, mais je dus vite me résoudre, le grand large n’a pas les eaux turquoises et transparentes des lacs Alpins.
La première nuit se soldera par 1 départ; une grosse miroir d’au moins 17-18 kilos qui se décrochera à 1 m de mon épuisette… les boules.
Dans l’après midi, j’observais des dizaines de carpes en surfaces, pile dans l’alignement de ma canne qui avait démarré dans la nuit. Le cheptel n’était vraiment pas celui que m’avait compté mon collègue : Beaucoup beaucoup de petites communes de moins de 8 kilos, quelques miroir de 7 à12 kilos et de très rares gros poissons. Et avec ces carpes il y avait des centaines de carassins, dont certains étaient énormes. Pourquoi ces petits poissons étaient ici ? Pourquoi une telle concentration ? Les poissons du Rhône qui se réfugiaient dans le lac suite aux intempéries ? Bonne question….

Jojo avec une carpe de 7,3 Kilos prise à 610 mètres du bord!
Mon amorçage au rappel a fonctionné à merveille, puisque plus le temps passait, plus les départs étaient concentrés, les spots étaient très nets, les poissons très mordeurs…
A mon arrivée, je m’étais préparé à essayer de faire péniblement 1 départ en 3 nuits… Les derniers 24 heures m’ont rapportés 11 départs.

Le lac
Donc ou j’en étais, ah oué au moment où j’étais trempé, ou le bateau se remplissait, ou mon sac de couchage était légèrement humide on va dire, ou j’en avait marre de ramer sous la pluie, ou mon collègue de fortune dormait au sec depuis au moins 1 plombe…
C’est à ce moment la qu’un nouveau départ s’est produit. Je sors du sac de couchage en courrant, enfile mes godasses mes éponges, traverse la flaque, saute dans le bateau dans l’eau et pars combattre. La seule chose qui fait avancer le bateau sont mes tractions sur la canne.

C’est la canne numéro 1 sur le schéma qui a fumé. J’avance donc doucement vers le poisson.
A mi distance, je commence à ne plus rien comprendre, je suis censé être encore relativement loin du poisson ( 40-50 mètres) mais je sens très nettement les coups de têtes qui partent vers le bas. Je me dis dans un premier temps que c’est mon cerveau, complètement délavé qui me joue des tours… Mais non, je sens une carpe qui sonde alors que je pêche dans 2 mètres d’eau 40 mètre plus loin. Vous allez vous dire que je suis un débile profond, que le poisson est revenu avec mes tractions et qu’il est presque à portée d’épuisette. Mais ce qui ne colle pas c’est qu’absolument tout les départs se suivent de poissons qui filent soit au large soit dans les obstacles qui sont dans la direction opposée…
La réponse à mon interrogation je l’aurais assez vite car j’aperçois d’un coup un gros nœuds et plusieurs fils. Un des fils par pile en direction d’où j’avais posé mon plomb, l’autre pars au fond, avec la carpe qui tire au bout. La mon cerveau, déjà bien fatigué et pas très apte à la base commence a vraiment se poser des question, il surchauffe, heureusement qu’il pleut…
Je me met à hurler à mon collègue qui est venu me voir depuis la berge que je comprends plus rien…
Après une minute à examiner le nœud sous la pluie battante, j’en arrive à un constat. La carpe est revenu, le fil a glissé le long d’herbes et elle s’est emmêlée sur le même nylon. Ça parait à première vue réaliste… et puis non, pour faire 50 mètres de plus et venir s’emmêler, le départ aurait été très long, où alors elle aurait fait fumer le frein pendant ¼ d’heure de combat… Seulement voila le départ s’est manifesté par une dizaine de bips et le frein n’a jamais tourné pendant le combat.
Alors je réfléchis… Et s’en suit un : oh mais oui je suis con , c’est la canne numéro 2 qui est partie de travers, donc elle à pas bipé et elle est allé se pendre sur cette canne.
La carpe donne toujours des coups de tête, je suis complètement trempé et désorienté…
Je fait quoi, de démêle le nœud, je vais chercher le poisson avec la vrai canne ?
En même temps c’est bizarre il y a un obstacle à coté de la canne 2, elle aurait pas du fuir de travers dans ce sens…
Je reste la comme un con, un gros nœud sur mon nylon, une carpe qui sonde au bout et la pluie qui ne cesse toujours pas…
Dans un éclair de génie, je me décide, j’épuisette le poisson, je défais le nœud, relance le montage à l’arrache et vais reposer le montage de la canne numéro 1.
¼ d’heure après, j’arrive sur la berge, Jojo en gars prévoyant est bien couvert mais surtout est un peu curieux de cette situation peu commune.
Je met la carpe au sac et file direct sur la canne qui avait vraiment démarré pour la reposer. Arrivé sur le poste, je ne comprends plus rien. Le plomb n’avait pas bougé! Elle pêchait comme je l’avais posée, quelques heures auparavant..
Bordel mais je pige vraiment rien du tout. C’étais mon montage, j’en suis sur a 100%… Les 3 cannes sont reposées… Mais d’où viens cette carpe ????????
Je retends le fil, et rentre voir Jojo, lui aussi est perplexe…
La vérité c’est que j’avais cassé une carpe dans l’obstacle 15 heures plus tôt. La carpe était sanglée avec 40 mètre de fil pendant tout ce temps. Elle s’est emmêlée dans l’autre canne qui partait en parallèle et j’ai ainsi pu la récupérer.

Et dire que j’ai failli défaire le nœud et relâcher la carpe avec son piège mortel. Vu comme elle était piquée, elle serait sûrement morte, accrochée à un fil…
Cette situation m’a vraiment beaucoup réfléchir.. J’ai peut-être déjà sangler à mort d’autres carpes, qui n’ont pas eu la chance de s’emmêler dans un autre fil… Et peut-être que vous aussi cher lecteurs, qui vous pensez irréprochable, avez obligé certains poissons à s’arracher la bouche pour se libérer du piège meurtrier que vous avez inconsciemment posé…

Cette carpe de 7,3 kilos est resté sanglée pendant 15 heures
à ma ligne cassée dans un obstacle
