Lundi 12 mai 2008

Vous avez sûrement remarqué que j’écris toujours mes petites histoires 10 plombes après qu’elles ont été vécues. Que j’écris rarement « à chaud », contrairement à bcp de blog sur le net, qui préfèrent dévoiler leurs émotions tant qu’elles sont intactes (ce qui est très intéressant à lire) . Mais personnellement, je préfère prendre du recul, bien repenser à tout ce que je vais vous conter. Ma façon d’être me fait souvent rendre compte que les conclusions ne sont pas toujours les mêmes 6 mois après, que de nouvelles pêches, de nouvelles façons de voir les choses finissent par changer parfois les visions des choses qu’on a jusqu’à l’extrême inverse parfois. Je suis sur que vous l’avez vécu, à force de repenser à une session, on en fini par monter des hypothèses vraiment farfelues qui finissent par ne plus être si utopique…
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L’exemple typique est ma session italienne, ou tout le monde est au courant de ce qu’il s’y est pris (si par le plus grand des malheurs vous n’êtes pas au courant, cliquez ici, ici, ici et ici) , de ce qu’il s’y est déroulé, du joli orage qui a tué pleins de biwys, mais ou tout le monde à survécu…

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J’ai pas mal repensé à cette pêche, à ma façon d’aborder le poste, celle de mon collègue, de nos différences, de nos résultats. Oué parce que pour une fois je peut me venter de mes résultats, c’est assez rare pour le citer, alors j’en profite.

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Je dois avouer que le fait de partir en nombre sur ce lac a été assez exceptionnel au niveau de l’apprentissage et du confrontement d’idée. Ça me fait un peut penser à une équipe de foot; en fait tout le monde fait la course pour avoir le titre de meilleur buteur, mais sans les équipiers on mettra bcp moins de buts. En gros on doit d’un coté évoluer collectivement, pour évoluer le mieux possible individuellement. Au foot, le gars qui ne fait jamais de passe ne va jamais en recevoir, et donc sans ballon ne va pas marquer souvent. Il faut savoir donner pour recevoir!

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En partageant nos infos, nous avons pu constater que les poissons étaient plus actifs au nord au début de la session pour ensuite virer a l’ouest et finir par bien mordre a l’est. On a aussi pu constater que les postes mordeurs avaient souvent les mêmes caractéristiques physiques, le même profil de cassure.

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Je pense que la fameuse addition 1+1=3 a été l’élément le plus important! Vous inquiétez pas pour moi je sais encore compter (tout du moins jusqu’à 10), mais je suis toujours convaincu de la supériorité de cette mentalité. En effet, chacun reste à naturellement sa façon de penser et de voir les choses, et 2 personnes qui se rencontrent vont confronter les leurs idées, ce qui peut en résulter un échange de données mais aussi la création d’hypothèses et de conclusions liées au cumul d’informations.

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Prenons un exemple : 2 pêcheurs pêchent un lac sur une zone
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-Le pecheur A pêche la zone 1 et prends du poissons principalement le printemps

-Le pêcheur B pêche la zone 2 et prends du poisson principalement l’automne

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Lorsqu’ils se rencontrent, si ils sont honnêtes, il sauront que les poissons sont au printemps sur la zone 1 et a l’automne sur la zone 2. Mais ils peuvent aussi émettre l’hypothèse que pendant l’été ou l’hivers, ou les résultats sont faibles pour les 2, les poissons sont peut-être sur la zone 3 qui est entre la zone 1 et la zone 2.

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Alors l’Italie c’était bien, on aurait pas pris autant de poissons dans les mêmes conditions en y allant chacun de son côté c’est sur, mais il y a plus important pour moi lors de cette session et je vous l’ai déjà dit : la différence d’approche avec mon collègue de session et la différence de résultat.

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En fait, dès notre arrivée, on était prévenu, les poissons étaient profond, toute les prises se faisaient a + 10 m de fond.

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Donc une fois nos postes choisit, après un échosondage ou a conclu que les poste étaient semblables : une cassure bien marqué, de l’herbe jusqu’à 16//18m, dispersée sur les derniers mètres.

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On a choisit d’un commun accord d’aborder la pêche différemment : il pêchera les 15//19m dans les trouées d’herbiers sur des amorçages précis, avec des montages rigides, un vrai sniper!

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J’ai choisit de pêcher plus profond, 18//21m dans un premier temps puis 19//23 m après. Sur un sol propre, après la fin des herbiers sur un amorçage de zone à rappel fréquent (3 fois par jour),avec des montages souples.

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La suite, vous la connaissez tous je pense, mais ce qui est important c’est de constater qu’il a progressivement pêché plus profond, avec la même approche, pensant ne pas pêcher « sur » le poisson. Mais ça n’a rien changé…

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Il a quand même capturé une magnifique commune en eschant un de mes appât sur un de mes montages ce qui me fait poser quelques questions très importantes dont j’attends vos réactions :

-Si les postes étaient inversés, les résultats auraient étés inversés aussi ?

-Si il avait pêcher seul, il aurait déroulé avec son approche ?

-Quel était le vrai facteur dans mon approche qui a déclencher les touches :

-L’amorçage : quantité, régularité ?

-Le montage ?

-L’appât ?

-Le poste ?

-Ma super zolie batterie (Ben quoi, on sait jamais) ?

-Ai-je conditionné les poissons en commençant par tendre et amorcer plus profond, ce qui a décrédibilisé son approche quand il les a tendu aussi profond que moi ?

-Si je n’avais pas été la, son approche aurait-elle réussit ?
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Souple ou rigide ?


                                       L'amorcage, l'élément déterminateur ?

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Au final, je pense que souvent,tout au long de l’année, je pêche sur le poisson, mais je pêche mal, mauvaise approche: mauvais appât, mauvais montage, mauvais amorçage mauvaise profondeur ou mauvais hot spot. Et depuis ces quelques jours sous le radieux soleil italien, j’essaie de plus en plus de me remettre en question, d’oublier une phrase mythique : « ça mord pas, l’eau est trop mouillé ». Y’avait des coup ou du poisson était à prendre, ou j’ai été mauvais et je suis rentré capot, j’en suis désormais convaincu.
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Trouver le poisson est une bonne chose, bien le pêcher une autre.
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            Gwen avec "sa" commune italienne de 8,4 Kg, qu'il à largement mérité
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Pour finir je voudrais vraiment remercier mon collègue de session d’avoir si bien fait toute les photos, je le remercie aussi d’avoir optée pour la mauvaise approche, d’avoir «persisté » juste ce qu’il fallait pour tirer les « conclusions » qui sont décrites (ou à décrire) plus haut.

 

par Metheyvince publié dans : Sessions
 

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