Sessions

Mercredi 8 février 2006 3 08 /02 /2006 10:05

Histoire de vous prouver que Samognat (cf la destination précédemment citée) est un endroit paradisiaque peuplée de gens merveilleux, je vais vous raconter un de mes gros cartons là-bas… Le genre de session où l’on compte les poissons par dizaine, ou la carte mémoire de l’appareil photo numérique est pleine, ou on demande à ses compagnons de porter les poissons pour la photo (tellement de courbatures…). Bon ok j’arrête de fantasmer !

 

Nous sommes au mois de mai et après de nombreux capots, l’idée me vient de retourner pêcher sur le barrage sur l’oignin. Une seule idée, miser a fond sur la bordure… 4 cannes a moins de 10 mètres du bord avec amorçage au pellet, au maïs doux ou a la bouillette coupée. Plus l’idée fait son chemin dans ma tête plus elle me plait… L’an passé j’avais ramené quelques pins comme ça, alors pourquoi cette année serait différente.

 

Le 15 Mai 2005, je partis en retard de Meythet (le ¼ d’heure savoyard sacré) et la route ne me permit pas de rattraper se retard. Il faut dire que partir un vendredi soir vers18h-18h30 est tout de même risqué. Après une bonne heure dans les bouchons à Nantua, j’arriva finalement sur le lac vers 20 heures.

 

Le lac était terriblement bas et en m’approchant du bord je constata que ça faisait longtemps qu’il n’était pas remonté. Je décidais de lancer mes cannes en bordure tout de même mais ma confiance en avait pris un sacré coup. Il y avait une petite quinzaine de carpistes autour du lac. Le lac baissa toute la nuit et aucune carpe ne se décida à  me réconforter. Au petit matin, le lac baissait toujours et mon moral suivait le niveau du lac : a la baisse. Je décidais de passer voir les 4 pêcheurs en poste à 200 m a gauche d’où je pêchais. Il m’expliquèrent qu’il pêchaient les ruines et que quelques cannes partaient en direction de la route mais étaient en retrait. Une idée germait tout à coup dans mon esprit, pourquoi ne pas m’installer sur la route. Je leur explique rapidement que je comptais me déplacer et pêcher le côté droit de la route. Il trouvèrent l’idée très bonne en m’expliquant que mes chances de capots seraient plus faible que sur le poste ou je suis actuellement !

 

J’étais très content en rentrant sur mon poste. Pendant que je déplaçais mes affaires, je les vus retendre les cannes de la route, je me pris a penser beaucoup de biens de ces gens qui retendaient leurs cannes pour ne pas me gêner, comprenant bien qu’il n’est pas acceptable de pêcher tellement en travers quand quelqu’un veux s’installer sur le poste.

 

La voiture fût vite chargée et la route vite exécutée. Mais en arrivant sur le poste je constatais avec agacement que les cannes qui avaient été retendues traversaient intégralement la route a 40 m devant mon poste et que les 2 cannes de bordures se trouvaient également sur la route.

 

Mon sang ne fit qu’un tour et je me trouva vite devant les 4 pêcheurs, leurs femmes et leurs enfants a chercher des explications ! Les gentils et conciliants voisins m’expliquèrent avec appui que c’était leur poste (cf la route) et que si je voulais y pêcher je n’avait qu’à arriver le vendredi matin a 06h du mat’. Eux les grand pote du garde pêche en était réduit a ça ! Je ne démordais pas de l’idée de pêcher la route, chice à être plus cons que des enfoirés et je tendis mes cannes 2 mètres devant et 1 mètre a droite de leur canne.

 

Sur cette photo on vois bien les 3 reperes ( en triangle a gauche du fil qui plonge dans le lac). Celui de gauche et celui du fond sont a eux. Celui de droite a moi! Regardez bien la direction que prends la route... Ils pechaient a 100 m a gauche d'ou je m'étais installé. C'est très étonnant qu'avec le nombre de reperes et de lignes tendu on n'ai rien pris!

Je me mis en quête d’un quelconque HotSpot sur ma droite, mais la tache fut très ardue (rien ne cassant la monotonie du fond). A ce moment la je crois que j’ais prié pour trouver l’ultime Spot pour cartonner a leur nez et les rendre vert de rage. Mais mes histoires ne sont pas des contes de fées, je n’ai rien trouvé et j’ai retendu une canne sur la route pour les faire chier !

 

A un moment ou mon moral était plus bas que le lac asséché, j’ai entendu un bruit qui me rappela lointainement le son d’un détecteur. En me penchant, je constatais une foule de gens près du lac autour d’un gars qui tirait comme un âne sur sa canne.

Ils épuisettèrent une commune de 13 Kg en pleine journée ! (Alors que les carpes mordent quasi-exclusivement la nuit).

 

La nuit se passa, je ne pris rien (2 cannes sur la route, 2 en bordure). Le lac baissa encore toute la nuit. Il faut dire qu’a 6 cannes sur la route pour au moins … 15 m² c’était exceptionnel.

 

Au petit matin, un de mes gentils voisins me rendit visite, il avait l’air embêté… Il m’expliqua que mon chien est venu fouiller dans leur campement et a tout simplement mangé le poulet qu’ils avaient prévu pour ce midi… Il ne manquait que ça !

Après visite du campement nous nous sommes quittés sur un léger désaccord. Pour moi, ils ont laissé traîné le poulet après cette soirée bien arrosée (il pleuvait du pastis sous leur tonnelle) et le poulet se trouvait par terre ou sur une chaise. Leur campement ressemblait à une grosse kermesse finie depuis 2 jours ou rien n’était rangé. Des chips, des verres, des bouteilles, des bouillettes, du pain,… de partout : sur les tables, sur les chaises, par terre, qui traînaient dans les sacs…

 

Suite à cet incident, je n’ai pas hésité longtemps et j’ai plié dans le quart d’heure qui suivit. Le bilan de cette pêche et le bilan relationnel étaient tellement positifs que cette session ne méritait pas de continuer plus longtemps.

 

Par Metheyvince - Publié dans : Sessions
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Dimanche 19 février 2006 7 19 /02 /2006 20:59

Je suis sûr que l’histoire que je vais vous conter, vous l’avez déjà vécue !

Car les carpes ont un comportement imprévisible au possible et qu’il est souvent utopique (même en connaissant parfaitement le lac) de prévoir exactement le déroulement de la partie de pêche (et des moulinets qui en découle…)

Ma petite histoire se passe donc autour de l'étang de mes débuts, lors de ma première année de pêche intensive à la carpe (1999). Avec mon collègue on collectionnait tellement les capot qu’on avais fini par se surnommer la team des charlots… (On voulait même l’écrire sur notre parapluie…)

Enfin ce n’est pas un secret pour vous si vous avez déjà lu ce blog, j’ai eu une attirance pour les capots très précoce et très intense. L’histoire se passe en plein été, j’en étais a facilement 10 nuits capots et mon collègue avait lui déjà mis a l’épuisette un monstre de 3kg500.

La première d’une courte série pour notre duo de choc.

Sur la dizaine de  nuits déjà passées au bord de l’eau, nous n’avions jamais quitté le campement, éternellement optimiste et surtout de peur de rater le poisson du siècle !

Cette session, en plein été était la  pâle copie des précédentes : déjà 2 nuits capots, une chaleur assommante, des dizaines de carpes se dorant la pilule au soleil…

Nous avions régulièrement la visite d’un jeune qui démarrait la pêche à la carpe.

Alors le drame (vous vous doutiez bien qu’il y en avais un), se déroule vers les 15h30. Nous étions aussi rôties que des merguez au soleil, nos bouteilles étaient vides. L'idée d'aller au bistrot émergait dans notre esprit. Mon collègue me promettait un demi bien rafraîchissant et nous pourrions remplir nos bouteilles. Je n’allais pas résister longtemps et nous avions vaguement expliqué à ce jeune que les cannes ne mordraient pas et qu’il devait surtout veiller à ce qu’aucune personne suspecte ne s’approche du campement. Nos cannes mordaient ni la nuit, ni le soir ni le matin…alors ca ne risquait pas de mordre avec un tel cagniar…

Nous somme donc parti à la buvette et en arrivant devant le bar, on remarque que, pris par notre grande envie de rafraîchissement, nous avions oublié les bouteilles à remplir… Je me dévouais pour retourner « à la base ». Je marchais tranquillement et je surprenais le jeune gardien de notre campement à jouer avec l’épuisette et le cobra. Et à ce moment là un bip se fit entendre, puis un autre… Notre gardien sursauta et commença à stresser devant le moulinet qui dévidait et le détecteur qui hurlait !

Je me précipitais en lui hurlant d’aller prévenir mon collègue que c’était partit sur ses cannes.

Je crois que ce jour la, 2 personnes ont battu le record du monde du 100 mètre…

La suite n’est pas des plus intéressante, nous avons décroché le poisson à deux mètres de l’épuisette, une miroir d’environ 6-7 kilos.

Presque tous les départs se faisaient de nuit ou le matin sur ce lac cet été la, nous étions constamment capot et le seul moment de l’après midi ou nous nous absentions, les carpes nous jouaient des tours…

A l’époque nous avions évalué la proportion de chance d’avoir un « run » d’une sur plusieurs millions à cet instant là !

Ce qui fait le charme des carpes, c’est que rien n’est prévue d’avance, c’est le presque  que j’ai utilisé plus tôt : Presque tous les départs se faisaient   qui est le plus important : On n’est jamais sur de rien !

Alors si jamais vous pêchez un poste où jamais personne ne prends de carpes, avec un appât que les carpes de ce lac détestent et pendant la période la plus néfaste… Ne soyez pas si sûr de finir capot, vous pourriez être surpris…

 

La semaine prochaine je vous raconterais comment le jeune qui nous a si gentiment gardé notre matériel nous a humilié et je vous raconterais aussi ma 2ème rencontre avec la police en pêche de nuit en fraude… Du lourd pour la semaine prochaine en perspective !

Par Metheyvince - Publié dans : Sessions
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Mercredi 22 février 2006 3 22 /02 /2006 15:34

Chose promis  chose due ! Aujourd’hui vous saurez comment, à faire le beau on finit par être un beau crétin !

 

Vous saurez tout sur ma première saison de pêche d’ici peu au rythme de ces publications ! De toute façon quand j’aurais plus rien à raconter, je me tairais… Car c’est bien connu : Vaux mieux se taire que parler pour rien dire.

 

Donc l’histoire se déroule un jour du printemps 1 999, notre jeune ami pêcheur nous rejoins et nous informe que le lendemain il va venir tremper ses lignes dans le lac. Il nous quitte vite, pressé d’aller  acheter son sceau de bouillettes banane !

 

Le lendemain, après notre nuit capot (inutile de le rappeler), il s’installe donc dans la matinée et pêche sur la droite de notre poste. Il pêche en pleine eau. Deux autres pêcheurs sont installés entre nous. Un des deux est un profiteur, nous le surnommions à son insu le gitan (je n’ai rien contre les gitans, c’est juste qu’il était très typé gitan).

Jusqu'à 18h00, il n’y avait eu aucun moment d’action intense…

Alors que le jeune passait plus de temps sur son poste que sur le notre, le sujet « stratégie » s’immisce au milieu de la conversation. Sur un coup de tête nous envisagions, avec mon camarade et le gitan, de revoir la stratégie de pêche de notre jeune voisin ! Il est enthousiasmé, nous étions 3 à s’occuper de lui. Et puis je suis comme les autres, j’aime bien voir ce qui cloche chez les voisins…

 

Chacun voit midi à sa porte, chacun comprends le mot « aider » à sa manière aussi !

Je n’ai pas le temps de plus vous en raconter pour aujourd’hui mais je suis toujours aussi remonté contre ce gitan et ce qu’il a fait ! C’est vraiment minable et je pense que vendredi soir, quand je vous raconterais la suite, vous comprendrez…

 

Par Metheyvince - Publié dans : Sessions
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Samedi 25 février 2006 6 25 /02 /2006 21:25

Lorsque des jeunes débutent, tout le monde devrait faire le maximum pour l’aider à progresser, pour le sensibiliser aux dérives de notre pêche !

 

Plutôt que d’être dans cet état d’esprit, notre brave gitan a tout simplement abusé de notre jeune camarade !

A 10 ans, s’acheter un sceau de bouillettes (99 F à l’époque), c’est économiser son argent de poche pendant de longues semaines. Alors échanger les 2/3 du sceau contre un tube en plastique et 20 mètres de fil, je trouve ça honteux ! Ces gens, ne peuvent pas s’en prendre a des personnes de leur age et de leur taille, ils sont obligés de « racketter » des jeunes… De toute manière c’est la nature de l’homme, dominer des être plus « faibles » et s’en croire fort !

 

Si le gitan a trouvé le moyen de s’approprier à petits frais l’argent de poche du jeune pêcheur (il a réussit a le berner en lui faisant croire au troc équitable), mon collègue et moi avons complètement revu la stratégie de pêche de notre petit voisin. Nous lui avons :

            -refait ses montages

            -changé ses présentations de bouillettes

            -lancé et amorcé un nouveau coup

 

Alors que la vielle canne a truite avait été lancé depuis facilement 25-30 mn… Nous l’avons vu arriver tout déboussolé et nous bredouiller : « j’en ai une, il faut l’épuisette »…

 

Nous somme arrivés et le gitan ramenait une superbe commune, mon collègue approche l’épuisette et emprisonne le poisson.

 

Le poisson est magnifique, pour un premier coup on pourrait le qualifier de coup de maître ! La commune pèse 14Kg précisément, et c’est le nouveau record « officiel » du lac (en commune)! J’ai vu la joie briller au fond de ses yeux, une joie indescriptible, le genre de sensation qui remplit de bonheur toutes les personnes a un kilomètre à la ronde !

Depuis ce jour la, ce jeune que j’ai vu grandir, n’a quasi jamais eu de nouveau des yeux autant pétillant de bonheur ! (Enfin si un coup quand même…)

Les années ont passé et il n’a toujours pas réussit, au 25Fév 2006, a capturer une commune de plus de 14 kg.

 

Il est inutile de préciser que notre session c’est finit par un capot magistral, comme le gitan d’ailleurs.

Comme il est inutile de répéter la lamentable attitude du gitan ! Voler la canne des mains tremblantes de ce jeune qu’on vient juste de raquetter, c’est tout simplement minable !

Par Metheyvince - Publié dans : Sessions
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Vendredi 26 mai 2006 5 26 /05 /2006 13:13

Je m’en veux, je viens de me rendre compte que je vous avais promis, il y a pas mal de temps de vous conter une de mes rencontres au bord de l’eau avec les forces de l’ordre… Je dois avouer que j’avais complètement zappé cette promesse et comme le dicton dit : « vau mieux tard que jamais », je vais donc vous raconter cette magnifique rencontre au bord de l’eau…

Il était une fois un petit pêcheur (j’adore commencer par « il était une fois » , on dirait que j’ai fait un truc exceptionnel) qui devait partir étudier loin, très loin de chez lui. En élève modèle, il passait la totalité de son temps à réviser et dormait au camping pour alléger les dépense de son maigre porte-monnaie (On est tout près du conte Disney si je continue comme ça!).

Il y avait près du camping ou je « logeais » un petit parc avec un «bassin municipal ». Lors de ma première visite, j’ai eu la surprise de voir des grosses caudales qui remuaient la surface. C’était des carpes qui fouillaient le fond à la verticale, et vu que la profondeur était faible leur caudale dépassaient de l’eau (enfin 2-3 cm du bout de la caudale)!

Le pire de l’histoire c’est que les caudales avaient l’air grosses, même de loin, ça paraissait gros quand même!

Quelques jour après, en rôdant autour de ce coin de paradis, qui ressemblait plus a un gros dépotoir, je suis tombé sur « THE » spectacle. Des adolescents jetaient des quignons de pain a l’eau et de vrai monstres se ruaient dessus!

J’ai passé 5-6 soirées à acheter du pain pour nourrir les monstres de ce bassin municipal! Il y a avait des miroir dont j’avais estimé le poids moyen à 10 kg, une commune et une magnifique Koï ! Elle devait faire facilement 7-10 kg, de couleur rouge, blanche et noire, je commençais a fantasmer.

Les bancs étaient constituées de 2-5 carpes qui éffrayaient les tortues de florides et autres nuisibles, gobaient le pain et repartaient vers le centre de ce bassin qui devaient bien mesurer un demi-hectare! Parmi ces fishs, j'ai vu une miroir, que j'ai estimé a 22 Kilos, et je crois que j'ai été gentil avec cette estimation, vous l'auriez vu sur le flanc, avec la koï qui la suivait, vous auriez été envoûtés...

Il y avait des perches soleil qui suivaient cette miroir et qui me fesaient penser au film de cousteau (celui avec les poissons qui collent le ventre des baleines), bon la comparaison est peux-être pas évidente pour vous, surtout si vous êtes pas fan de cousteau...

 

Les carpes, raffolaient du pain a cet endroit qui était a côté d’une des artères principale de la ville, il y passait facilement 10 000 voitures par jour. Pas évident de pêcher sous un lampadaire, à côté d’un panneau : « pêche interdite » , a proximité d’une citée pleine de racailles, et sur le trottoir d’une avenue!

 

Par Metheyvince - Publié dans : Sessions
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