Histoire de vous prouver que Samognat (cf la destination précédemment citée) est un endroit paradisiaque peuplée de gens merveilleux, je vais vous raconter un de mes gros cartons là-bas… Le genre de session où l’on compte les poissons par dizaine, ou la carte mémoire de l’appareil photo numérique est pleine, ou on demande à ses compagnons de porter les poissons pour la photo (tellement de courbatures…). Bon ok j’arrête de fantasmer !
Nous sommes au mois de mai et après de nombreux capots, l’idée me vient de retourner pêcher sur le barrage sur l’oignin. Une seule idée, miser a fond sur la bordure… 4 cannes a moins de
Le 15 Mai 2005, je partis en retard de Meythet (le ¼ d’heure savoyard sacré) et la route ne me permit pas de rattraper se retard. Il faut dire que partir un vendredi soir vers18h-18h30 est tout de même risqué. Après une bonne heure dans les bouchons à Nantua, j’arriva finalement sur le lac vers 20 heures.
Le lac était terriblement bas et en m’approchant du bord je constata que ça faisait longtemps qu’il n’était pas remonté. Je décidais de lancer mes cannes en bordure tout de même mais ma confiance en avait pris un sacré coup. Il y avait une petite quinzaine de carpistes autour du lac. Le lac baissa toute la nuit et aucune carpe ne se décida à me réconforter. Au petit matin, le lac baissait toujours et mon moral suivait le niveau du lac : a la baisse. Je décidais de passer voir les 4 pêcheurs en poste à
J’étais très content en rentrant sur mon poste. Pendant que je déplaçais mes affaires, je les vus retendre les cannes de la route, je me pris a penser beaucoup de biens de ces gens qui retendaient leurs cannes pour ne pas me gêner, comprenant bien qu’il n’est pas acceptable de pêcher tellement en travers quand quelqu’un veux s’installer sur le poste.
La voiture fût vite chargée et la route vite exécutée. Mais en arrivant sur le poste je constatais avec agacement que les cannes qui avaient été retendues traversaient intégralement la route a
Mon sang ne fit qu’un tour et je me trouva vite devant les 4 pêcheurs, leurs femmes et leurs enfants a chercher des explications ! Les gentils et conciliants voisins m’expliquèrent avec appui que c’était leur poste (cf la route) et que si je voulais y pêcher je n’avait qu’à arriver le vendredi matin a 06h du mat’. Eux les grand pote du garde pêche en était réduit a ça ! Je ne démordais pas de l’idée de pêcher la route, chice à être plus cons que des enfoirés et je tendis mes cannes
Sur cette photo on vois bien les 3 reperes ( en triangle a gauche du fil qui plonge dans le lac). Celui de gauche et celui du fond sont a eux. Celui de droite a moi! Regardez bien la direction que prends la route... Ils pechaient a 100 m a gauche d'ou je m'étais installé. C'est très étonnant qu'avec le nombre de reperes et de lignes tendu on n'ai rien pris!
Je me mis en quête d’un quelconque HotSpot sur ma droite, mais la tache fut très ardue (rien ne cassant la monotonie du fond). A ce moment la je crois que j’ais prié pour trouver l’ultime Spot pour cartonner a leur nez et les rendre vert de rage. Mais mes histoires ne sont pas des contes de fées, je n’ai rien trouvé et j’ai retendu une canne sur la route pour les faire chier !
A un moment ou mon moral était plus bas que le lac asséché, j’ai entendu un bruit qui me rappela lointainement le son d’un détecteur. En me penchant, je constatais une foule de gens près du lac autour d’un gars qui tirait comme un âne sur sa canne.
Ils épuisettèrent une commune de
La nuit se passa, je ne pris rien (2 cannes sur la route, 2 en bordure). Le lac baissa encore toute la nuit. Il faut dire qu’a 6 cannes sur la route pour au moins … 15 m² c’était exceptionnel.
Au petit matin, un de mes gentils voisins me rendit visite, il avait l’air embêté… Il m’expliqua que mon chien est venu fouiller dans leur campement et a tout simplement mangé le poulet qu’ils avaient prévu pour ce midi… Il ne manquait que ça !
Après visite du campement nous nous sommes quittés sur un léger désaccord. Pour moi, ils ont laissé traîné le poulet après cette soirée bien arrosée (il pleuvait du pastis sous leur tonnelle) et le poulet se trouvait par terre ou sur une chaise. Leur campement ressemblait à une grosse kermesse finie depuis 2 jours ou rien n’était rangé. Des chips, des verres, des bouteilles, des bouillettes, du pain,… de partout : sur les tables, sur les chaises, par terre, qui traînaient dans les sacs…
Suite à cet incident, je n’ai pas hésité longtemps et j’ai plié dans le quart d’heure qui suivit. Le bilan de cette pêche et le bilan relationnel étaient tellement positifs que cette session ne méritait pas de continuer plus longtemps.
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