Vous avez sûrement remarqué que j’écris toujours mes petites histoires 10 plombes après qu’elles ont été vécues. Que j’écris rarement « à chaud »,
contrairement à bcp de blog sur le net, qui préfèrent dévoiler leurs émotions tant qu’elles sont intactes (ce qui est très intéressant à lire) . Mais personnellement, je préfère prendre du recul,
bien repenser à tout ce que je vais vous conter. Ma façon d’être me fait souvent rendre compte que les conclusions ne sont pas toujours les mêmes 6 mois après, que de nouvelles pêches, de
nouvelles façons de voir les choses finissent par changer parfois les visions des choses qu’on a jusqu’à l’extrême inverse parfois. Je suis sur que vous l’avez vécu, à force de repenser à une
session, on en fini par monter des hypothèses vraiment farfelues qui finissent par ne plus être si utopique…
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L’exemple typique est ma session italienne, ou tout le monde est au courant de ce qu’il s’y est pris (si par le plus grand des malheurs vous n’êtes pas au courant, cliquez ici, ici, ici et ici) , de ce qu’il s’y est déroulé, du joli orage qui a tué pleins de biwys, mais ou tout le monde à survécu…
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J’ai pas mal repensé à cette pêche, à ma façon d’aborder le poste, celle de mon collègue, de nos différences, de nos résultats. Oué parce que pour une fois je peut me venter de mes résultats,
c’est assez rare pour le citer, alors j’en profite.
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Je dois avouer que le fait de partir en nombre sur ce lac a été assez exceptionnel au niveau de l’apprentissage et du confrontement d’idée. Ça me fait un peut penser à une équipe de foot; en fait
tout le monde fait la course pour avoir le titre de meilleur buteur, mais sans les équipiers on mettra bcp moins de buts. En gros on doit d’un coté évoluer collectivement, pour évoluer le mieux
possible individuellement. Au foot, le gars qui ne fait jamais de passe ne va jamais en recevoir, et donc sans ballon ne va pas marquer souvent. Il faut savoir donner pour recevoir!
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En partageant nos infos, nous avons pu constater que les poissons étaient plus actifs au nord au début de la session pour ensuite virer a l’ouest et finir par bien mordre a l’est. On a aussi pu
constater que les postes mordeurs avaient souvent les mêmes caractéristiques physiques, le même profil de cassure.
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Je pense que la fameuse addition 1+1=3 a été l’élément le plus important! Vous inquiétez pas pour moi je sais encore compter (tout du moins jusqu’à 10), mais je suis toujours convaincu de la
supériorité de cette mentalité. En effet, chacun reste à naturellement sa façon de penser et de voir les choses, et 2 personnes qui se rencontrent vont confronter les leurs idées, ce qui peut en
résulter un échange de données mais aussi la création d’hypothèses et de conclusions liées au cumul d’informations.
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Prenons un exemple : 2 pêcheurs pêchent un lac sur une zone :
-Le pecheur A pêche la zone 1 et prends du poissons principalement le printemps
-Le pêcheur B pêche la zone 2 et prends du poisson principalement l’automne
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Lorsqu’ils se rencontrent, si ils sont honnêtes, il sauront que les poissons sont au printemps sur la zone 1 et a l’automne sur la zone 2. Mais ils peuvent aussi émettre l’hypothèse que pendant
l’été ou l’hivers, ou les résultats sont faibles pour les 2, les poissons sont peut-être sur la zone 3 qui est entre la zone 1 et la zone 2.
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Alors l’Italie c’était bien, on aurait pas pris autant de poissons dans les mêmes conditions en y allant chacun de son côté c’est sur, mais il y a plus important pour moi lors de cette session et je vous l’ai déjà dit : la différence d’approche avec mon collègue de session et la différence de résultat.
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En fait, dès notre arrivée, on était prévenu, les poissons étaient profond, toute les prises se faisaient a + 10 m de fond.
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Donc une fois nos postes choisit, après un échosondage ou a conclu que les poste étaient semblables : une cassure bien marqué, de l’herbe jusqu’à 16//18m, dispersée sur les derniers mètres.
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On a choisit d’un commun accord d’aborder la pêche différemment : il pêchera les 15//19m dans les trouées d’herbiers sur des amorçages précis, avec des montages rigides, un vrai sniper!
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J’ai choisit de pêcher plus profond, 18//21m dans un premier temps puis 19//23 m après. Sur un sol propre, après la fin des herbiers sur un amorçage de zone à rappel fréquent (3 fois par
jour),avec des montages souples.
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La suite, vous la connaissez tous je pense, mais ce qui est important c’est de constater qu’il a progressivement pêché plus profond, avec la même approche, pensant ne pas pêcher « sur »
le poisson. Mais ça n’a rien changé…
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Il a quand même capturé une magnifique commune en eschant un de mes appât sur un de mes montages ce qui me fait poser quelques questions très importantes dont j’attends vos réactions :
-Si les postes étaient inversés, les résultats auraient étés inversés aussi ?
-Si il avait pêcher seul, il aurait déroulé avec son approche ?
-Quel était le vrai facteur dans mon approche qui a déclencher les touches :
-L’amorçage : quantité, régularité ?
-Le montage ?
-L’appât ?
-Le poste ?
-Ma super zolie batterie (Ben quoi, on sait jamais) ?
-Ai-je conditionné les poissons en commençant par tendre et amorcer plus profond, ce qui a décrédibilisé son approche quand il les a tendu aussi profond que moi ?
-Si je n’avais pas été la, son approche aurait-elle réussit ?
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Au final, je pense que souvent,tout au long de l’année, je pêche sur le poisson, mais je pêche mal, mauvaise approche: mauvais appât, mauvais montage, mauvais amorçage mauvaise profondeur ou mauvais hot spot. Et depuis ces quelques jours sous le radieux soleil italien, j’essaie de plus en plus de me remettre en question, d’oublier une phrase mythique : « ça mord pas, l’eau est trop mouillé ». Y’avait des coup ou du poisson était à prendre, ou j’ai été mauvais et je suis rentré capot, j’en suis désormais convaincu.
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Trouver le poisson est une bonne chose, bien le pêcher une autre.
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Gwen avec "sa" commune italienne de 8,4 Kg, qu'il à
largement mérité
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Pour finir je voudrais vraiment remercier mon collègue de session d’avoir si bien fait toute les photos, je le remercie aussi d’avoir optée pour la mauvaise approche, d’avoir «persisté »
juste ce qu’il fallait pour tirer les « conclusions » qui sont décrites (ou à décrire) plus haut.
Samedi 23 Juin 2007; 6h30 du matin: le frein n’arrête pas de cracher, le détecteur hurle à la mort…
Retour 10 heures auparavant…: J’arrive sur les berges de ce lac qui m’a hébergé ces derniers week-end, et suis obligé de constater assez vite qu’on sera aussi nombreux ce week end que j’étais seul ceux d’avant.
Je gonfle le bateau, charge et me dirige vers la première équipe en place, qui se trouve être un savoyard que je connaît bien…
Après toutes les réjouissances qu’il m’annonce, je continue mon trajet et passe devant une batterie, deux batteries, trois batteries, quatre batteries, cinq batteries…
Je suis au milieu du lac, à moitié perdu et désespéré. Que faire? Ou aller? Ou se poser ? Les principaux postes sont tous exploités…
Il me reste 3 choix :
-Changer de lac, ce qui me parait tendu vu que le soleil est déjà passé du côté obscur…
-Rentrer la queue entre les jambes à la maison
-Aller au fond du lac, vers les marécages
Dans un éclair de génie, je me souviens un moment de repérage ou j’avais carrément bloqué sur un poste du fond du lac.
Le genre de poste ou il fait bon être seul et avoir sommeil… 3 m de long 50 cm de large, une pente digne d’une noire de Tignes et des arbres plongeant qui grattent la tête dès qu‘on se lève…
Dans une situation « normale » j’aurais pas réfléchi et aurait été me poser sur ce poste, mais il faut avouer que ce printemps pluvieux cumulé aux gros nuages qui s’accumulent dans le ciel me font réfléchir…
Il faut bien comprendre qu’il est IMPOSSIBLE de poser ne serait-ce qu’un petit abris sur ce poste, si la pluie devait arriver, je serais condamné à prier…

Les marécages...
Vendredi 22 Juin 2007 ; 22 heures : Je regagne mon bed-chair, toutes mes affaires sont concentré sous ce dernier par manque de place, et il tient debout grâce a un équilibre miraculeux sur deux cailloux, mes 3 paires de godasses sont mouillées car la pente est trop forte, mes yeux sont rivés sur le ciel et mon esprit implore le divin éternel…
Les grenouilles de ce lac qui se finit en un boueux marécage s’en donnent à cœur joie, les moustiques ont armés leur viseur et je croit être leur cible à 1 kilomètre à la ronde… Mais peut importe, finalement peut-être qu’ici je cernerait un peu mieux ce lac…
C’est la première année que je me lance sur ce plan d’eau que beaucoup de gens de gars évaluaient comme hard et que je trouve finalement pas si difficile… Je touche 1 poisson/ 24 heures de moyenne et suis assez surpris de voir le nombre de pêcheurs qui « tôlent » ici… Non pas que je me considère comme un bon pêcheur, mais je trouve la pêche très simple… les spots sont évidents !
Samedi 23 Juin 2007 ; 10h30 : Le pêcheur le plus prêt me rends visite… Sa première parole a été : Wow c’est un poste de warrior ici !
Les nouvelles ne sont pas si bonnes de l’autre côté du lac, les freins n’ont pas fumés et les détecteurs n’ont pas hurlés a la mort sur 4 des 5 batteries… Mon visiteurs à sauvé leurs honneurs en épuisettant deux petites carpes.
Samedi 23 Juin 2007; 11h30: Je relâche la carpe et je suis convaincu qu’il s’agit de la même que j’avais relâché 5 jours auparavant… La dernière de la dernière session ,de l’autre côté du lac. Exactement au même poids : 14,5 kilos.

Samedi 23 juin 2007 : 14,5 Kilos

Lundi 18 Juin 2007 : 14,5 Kilos
Mercredi 27 Juin 2007: En plein boulot : Je suis en train de réaliser ce qui vient de m’arriver… Je venais de racheter deux moulinets et leur premier poisson se révèle être la même carpe à 5 jours d’intervalle, sur deux postes différent d’un lac d’une bonne centaine d’hectares !

Ça pourrait paraître prétentieux de dire qu’en Juin, je peux déjà prétendre vous conter ce qui risque d’être « LE » fish de 2007, alors que mes vacances ne sont même pas arrivées, que l’automne et l’été n’ont même pas encore commencé, mais si vous lisez les quelques lignes qui suivront vous comprendrez ce qui me pousse a mettre a mal toute les réserves que je pourrais avoir, a sous-estimertoute les futures prises que je pourrais prendre.
Alors l’instant qui restera sûrement gravée pendant très longtemps dans ma petite vie se passe début mai, à une heure ou tout les chats sont gris, dans une « arène » ou les gardes sont tellement coopérants qu’ils n’hésitent chaque nuit a passer des heures complètes a « nous » chercher pour nous souhaiter une bonne nuit…

3 Bips, Voila à quoi ce qui résume la manière dont elle m’a dit bonjour… Généralement après les quelques bips, il s’en suit un combat monotone, entre une ligne bien trop grosse et une canne bien trop puissante pour le poisson convoité… Mais la pour une fois, je doit avouer que j’étais bien désorienté, voir même malmené ou « borriodé » comme on dit par chez moi… Une idée a envie a envahie mes pensées, ne pas la tanker…
Je me suis aperçu d’une chose, les carpes qui se battent le plus ne sont pas les plus grosses… Les carpes très nerveuses, sont les petites. Combien pensent avoir battus le record du monde alors qu’il s’agissait d’un poisson banal qui s’est décroché!
Après de multiples changements de directions pour essayer de rejoindre les différents obstacles présents, le poisson s’avoua vaincu.. Enfin! Je glisse l’épuisette sur la berge, je prépare mes maigres muscles pour me préparer à emmener le monstre sur le tapis.
Et la, alors que mes 30 ans de préparation en salle de muscu spécialement effectués pour cet instant, auraient enfin pu servir, je sui plus qu’indigné par le poids du poisson : « c’est minusculeeeeeee »
Je soulève le poisson d’une main avec une aisance déconcertante et le pose sur le tapis.
Et la je suis sûr que tout les lecteurs commencent a se poser des questions… Je prétends parler DU poisson de l’année en vous narrant la prise d’un pin’s qui a juste combattu 10 secondes de plus que ses copines… Vous devez vous dire que finalement; je suis irrécupérable…
Donc, je fini mon histoire, alors que j’allais la décrocher, je pose la main sur le corps de la carpe…
NON DE DIEU DE NON DE DIEU !
J’enlève ma main et la repose pour voir si je suis pas en train de rêver éveillé
NON DE DIEU DE NON DE DIEU !
A ce moment précis je me pince le cul, je m’éclabousse le visage d’eau, et je rapproche ma main du poisson, j’éclaire ma prise…
NON DE DIEU DE NON DE DIEU !
Je crois qu’a ce moment précis, j’ai commencé a comprendre que ce n’était pas qu’un vulgaire nouveau rêve d’enfin mettre a l’épuisette une commune sur ce lac, j’ai enfin compris qu’elle gisait sur mon tapis de réception, que je rentrais dans le cercle très fermé de ceux qui ont fait passé leurs rêves en réalité et dieu sait qu’on est pas nombreux !
Car prendre une commune sur ce lac, c’est un peu comme un rêve, car la densité d’écaillées doit bien avoisiner l’énorme rapport 1/300 peut être et que prendre rien que 100 carpes sur ce lac n’est pas si facile que ça…
Ca va vous paraître prétentieux, mais je suis presque convaincu qu’il s’agit d’un des lacs (si ce n’est LE lac) ou il est le plus dur de prendre une commune en France…
Alors cette prise reflète quand même bien l’énorme coup de chance que j’ai eu cette nuit la!
Cette carpe n'est pas très belle (grosse tête, légèrement abîmée), elle n'est pas grosse(6,5 kilos), elle ressemble a des milliers de carpes francaises et pourtant elle vaut son pesant d'or... La première chose que j’ai fait au petit matin quand je me suis réveillé c’est de vérifier si il y avait bien un sac dans l’eau et ce qu’il y avait dedans…
Alors vous cernez mieux pourquoi je peut prétendre avoir déjà pris « LE » poisson de l’année?

Mon lingot d'or...
J’ai en effet la grande chance d’être né en décembre, mois généralement si joli :
Vaste détour pour vous dire qu’après avoir lu un article épique de Raphaël Biaginni sur un Carpe Scène Collector, un anniversaire euphorique, une session mythique, un souvenir pharaonique… je rêvait d’en faire la réplique.
La date était fixée depuis 25 années ; le 3 décembre, le lieu aussi, faute de moyens ça sera
Cruel dilemme, pêcher en fraude un lac interdit avec peut être comme cadeau d’anniversaire un joli petit pv ? Pêcher un étang ouvert avec comme cadeau le pins de 4 kilos que j’ai pris chaque année depuis 10 ans ? Pêcher un lac alpin avec comme cadeau un capot voir un pv + un capot ?
Après maintes hésitations, je décidai de me lancer en grand lac Alpin. Après tout si la chance voulait me sourire ; le résultat serait vraiment immense !
Arrivé assez tôt pour pêcher « a fond », sous un joli ciel bleu, je plaçais méticuleusement mes cannes ; sur-motivé par l’espoir de réaliser l’irréalisable la ou c’est impossible… Mais vu qu’impossible n’est pas français et que je suis d’un naturel naïf et optimiste, je le sentais bien… Où plutôt j’avais envie de bien le sentir… Pourquoi pas piquer la grosse miroir du lac ? Celle qui me fuit depuis toujours, et qui calmerait enfin ma trentîte aigue que je traîne depuis mes débuts.
Certains vont me prendre pour un grand malade mental, et j’en suis conscient, mais je vis ma vie pour réaliser mes rêves ! Et c’est une vie excitante que de se donner des objectifs et tout faire pour y arriver !
Bon, revenons à ma pêche. Mes cannes ont été posées amoureusement, l’amorçage réalisé scrupuleusement et l’attente a commencé, maniaquement… Assis sur un banc à contempler le lac, seul sur la berge, rêveur, je sens une goutte me tomber sur le front ! Aussitôt je lève les yeux au ciel, machinalement. Le ciel est … inquiétant ! Moi qui avais juste pris un bout d’abris de rien du tout, ça s’annonce bien. Une heure après, blotti dans mon abri qui prend l’eau sous un déluge avec un vent de face à décorner un mammouth, je commence à sombrer dans le désespoir, les feuilles s’amoncellent sur mes fils et permettent a mes détecteurs de me chanter un « happy birthday » étrange. En plus la miroir de 30 kilos n’est toujours pas piqué a mon hameçon tout neuf, changé spécialement pour l’occase.
La pluie et le vent ont duré toute la nuit, au petit matin, toute les affaires sont trempées, le bed-chair est inondé par la condensation et la fuite de l’abri…

Moi qui rêvais de bœuf 100% pur steak, devais encore ravaler ma déception, seule chose que je n’oublie jamais au bord de l’eau.
Raphaël Biaginni a eu un anniversaire épique, mythique, pharaonique… le mien a été pathétique, mais le rendez vous est déjà posé pour 2007, la 30 kilos n’est pas utopique, je l’aurais un jour, je l’aurais un jour !
Je vous avais parlé il y a un moment de mes projets ici !
Je devais absolument me venger, j’avais des dettes à régler avec le diable. Bon je vous explique vite fait pourquoi ! Avec mon collègue de pêche on pêchait Cabanac fin octobre 2003. Et au détour d’une discussion anodine, on a parlé du salag’ et une idée commune est née : « Quand pour le Salagou ? »
C’est comme ça qu’en juillet 2004, on a débarqué dans l’Hérault à 3 (dont 2 pêcheurs), motivé a bloc. On a dormit une semaine par terre, tendus toutes nos cannes a la nage et avions comme seul moyen de protection si le ciel devenait menaçant un seul parapluie
Le salagou en 2004, c'était comme ca!
Cette année 2006, j’étais donc particulièrement remonté pour oser affronter le Salagou et me venger de cette semaine qui avait été super intéressante mais qui m’avait laissé un sale goût d’amertume ! (On ne rigole pas de mon vieux jeu de mot)…
Jeudi 26 Octobre 2006, les affaires sont chargées, la route vite effectuée : la revanche était engagée !
Arrivé à la base nautique, 3heures avant la nuit, ça soufflait « grave », un gros vent marin devait régner depuis quelques jours ! Salagou venteux, Salagou poissonneux !
Ni une ni deux, sans me poser de questions je me dirige vers la baie de Liausson.
Arrivée là-bas, le vent est fort et en pleine face. Comme on le dit par chez moi : « J’y sent trop bien ! »
Les cannes sont tant bien que mal posées. Seul sans moteur avec un gros vent, c’est pas toujours des plus facile…
Une canne en extrême bordure, 2 dans la cassure à deux mètres de fond (1ere cassure). La dernière dans 3m50 (2ème cassure), entre des herbiers.
A peine une heure de pêche, et un de mes détecteurs s’emballe ! C’est la canne dans 3m50 entre les herbes. A la prise de canne, le poisson est dans les herbes mais sort très vite. Plutôt que de partir au large, la carpe revient à toute allure contre moi, en bordure. 10 sec après le départ, je vois arriver a
Je pensais déjà :
Alors le diable rouge, il a la queue entre les jambes
Je la tiens ma revanche
La carpe est
C’est je trouve un des meilleurs moment de notre pêche, quand le poisson vaincu, s’avance pour glisser dans l’épuisette, c’est l’aboutissement de notre passion, des kilomètres roulés, des amorçages effectués, des tunes dépensés…
Je savourais ce moment, lorsque ma canne s’est décourbée, que le plombs a été éjecté, et que la carpe qui faisait la planche a replongé dans les vagues…
Le Salagou était de nouveau vainqueur ! J’avais la queue entre les jambes, le diable rouge en rigole encore…

Le Salagou en 2006, c'était comme ca !
